Aperçus Essentiels sur la Compensation pour les Propriétaires d’Entreprises au Québec
Les professionnels incorporés et les propriétaires d’entreprises au Québec font face à une décision financière annuelle cruciale : comment se rémunérer. Le choix entre salaire, dividendes ou un mélange impacte les impôts, les cotisations au RQAP (Régime Québécois d’Assurance Parentale), l’espace REER, l’admissibilité à l’hypothèque, les bénéfices non répartis de l’entreprise et la planification de la retraite.
La stratégie de compensation a évolué au cours de la dernière décennie. Alors que les dividendes étaient autrefois l’option à faible imposition préférée, les mises à jour récentes des tranches d’imposition, des calculs de RQAP et des règles d’intégration ont modifié les préférences professionnelles.
De nombreux professionnels à revenu élevé privilégient désormais le salaire une fois que le revenu total approche 100 000 $ à 120 000 $. Le choix optimal dépend toujours des structures individuelles et corporatives.
Ce guide explique comment le salaire et les dividendes fonctionnent au Québec, mettant en évidence les avantages de chaque option. Il démontre également comment la plupart des propriétaires bénéficient d’une stratégie de compensation combinée, mise à jour avec les taux d’imposition de 2026 et des exemples.
Comprendre le Salaire comme Compensation au Québec
Le salaire est considéré comme un revenu d’emploi. La société le déduit comme une dépense d’entreprise, et le propriétaire paie l’impôt personnel fédéral et québécois régulier sur le montant reçu.
Caractéristiques clés
• Crée de l’espace de cotisation REER
• Nécessite des cotisations au RQAP, qui construisent la protection de la retraite et de l’invalidité (taux 2026 : 12,6 % au total sur les revenus entre 3 500 $ et 72 800 $)
• Soumis aux taxes sur la masse salariale des employeurs du Québec (FSS et CNESST), qui sont des dépenses d’entreprise déductibles
• Considéré comme un revenu stable et prévisible par les prêteurs
• Nécessite la mise en place de la paie, des remises mensuelles ou trimestrielles, et un T4 et RL-1 à la fin de l’année
• Réduit le revenu imposable de l’entreprise
Quand le salaire est généralement préféré
Les comptables recommandent souvent le salaire lorsque le propriétaire nécessite ou désire :
• de l’espace de cotisation REER
• une approbation hypothécaire ou de refinancement plus facile
• un revenu constant pour le budget
• des prestations de retraite RQAP plus élevées
• des bénéfices non répartis plus faibles pour limiter l’érosion du revenu passif du taux des petites entreprises
Pour de nombreux professionnels québécois, le salaire devient souvent plus efficace pour l’imposition corporative et personnelle une fois que le revenu atteint 100 000 $ ou plus.
Comprendre les Dividendes comme Compensation pour les Entreprises Québécoises
Les dividendes sont distribués à partir des bénéfices corporatifs après impôt. Les propriétaires paient des impôts sur ceux-ci à des taux préférentiels, grâce au système de crédit d’impôt sur les dividendes. Les dividendes ne créent pas d’espace REER et ne nécessitent pas de cotisations au RQAP.
Caractéristiques clés
• Pas de mise en place de la paie ni de remises mensuelles
• Nécessitent un T5 et un RL-3, plus une résolution d’entreprise
• Payés uniquement lorsque des bénéfices non répartis suffisants existent
• Produisent souvent une charge administrative inférieure
• Aucun impôt retenu à la source, ce qui signifie que de nombreux propriétaires doivent effectuer des versements trimestriels
• Ne réduisent pas le revenu imposable de l’entreprise
Quand les dividendes sont souvent préférés
Les dividendes peuvent être avantageux lorsque le propriétaire :
• Veut minimiser les cotisations au RQAP
• Privilégie des paiements occasionnels plutôt qu’un revenu mensuel fixe
• A des besoins de dépenses personnelles faibles ou flexibles
• Reçoit des revenus d’investissements passifs et souhaite gérer l’impact sur le taux d’imposition corporatif
• Veut une compensation de fin d’année plus simple sans obligations de paie
À des niveaux de revenu personnel modestes, les dividendes peuvent encore entraîner une imposition combinée inférieure par rapport au salaire, selon la situation corporative spécifique.

Intégration Fiscale du Québec : Salaire vs. Dividendes
Comprendre les Mécanismes d’Intégration Fiscale du Québec
En théorie, le système fiscal du Québec vise à égaliser le coût fiscal final du revenu, qu’il soit gagné sous forme de salaire ou distribué à partir des bénéfices corporatifs sous forme de dividendes.
En pratique, l’intégration fiscale est rarement parfaite. Les analyses avancées de planification fiscale montrent constamment que les mises à jour fiscales récentes ont créé des plages de revenus spécifiques où le salaire offre un résultat plus favorable.
Cela est particulièrement vrai lorsqu’on considère l’espace REER, la couverture RQAP et les exigences de prêt pour les professionnels incorporés.
Tranches d’Imposition Personnelles du Québec 2026
| Revenu Imposable | Taux |
| 54 345 $ ou moins | 14 % |
| 54 346 $ à 108 680 $ | 19 % |
| 108 681 $ à 132 245 $ | 24 % |
| Plus de 132 245 $ | 25,75 % |
Tranches d’Imposition Fédérales Personnelles 2026
| Revenu Imposable | Taux |
| 58 523 $ ou moins | 14 % |
| 58 524 $ à 117 045 $ | 20,5 % |
| 117 046 $ à 181 440 $ | 26 % |
| 181 441 $ à 258 482 $ | 29 % |
| Plus de 258 482 $ | 33 % |
Différences Clés : Salaire vs. Dividendes au Québec
| Aspect | Salaire | Dividendes |
| Réduit le revenu imposable de l’entreprise | Oui | Non |
| Génère de l’espace REER | Oui | Non |
| Nécessite des cotisations au RQAP | Oui | Non |
| Soumis à la Taxe de l’Employeur (FSS) | Oui (Dépense d’entreprise) | Non |
| Déclaré par | T4 & RL-1 | T5 & RL-3 |
| Payé à partir du revenu imposable de l’entreprise | Non | Oui |
| Nécessite des versements d’impôt trimestriels | Non (Impôt retenu à la source) | Souvent Oui |
Pour les propriétaires québécois, le choix optimal dépend des bénéfices de l’entreprise, des tranches d’imposition personnelles, des revenus passifs au sein de l’entreprise et des objectifs de planification financière à long terme.
Revenu d’Investissement Passif et Déduction pour Petites Entreprises du Québec
De nombreux propriétaires québécois négligent l’impact du revenu d’investissement passif. Un revenu passif significatif gagné par une entreprise peut éroder son accès au taux d’imposition des petites entreprises (taux québécois de 3,2 % sur les premiers 500 000 $ en 2026, combiné fédéral-québécois de 12,2 %).
De plus, l’augmentation des bénéfices non répartis peut attirer des impôts plus élevés sur les rendements d’investissement au sein de l’entreprise.
Le salaire et les dividendes influencent cet environnement différemment :
• Payer un salaire réduit les bénéfices de l’entreprise et peut aider à préserver la déduction pour petites entreprises.
• Payer des dividendes retire des liquidités de l’entreprise sans modifier le revenu imposable de l’entreprise.
Pour les entreprises ayant de grands portefeuilles d’investissement, un mélange soigneusement structuré de salaire et de dividendes peut prévenir la perte progressive du taux d’imposition des petites entreprises. Aucun changement majeur aux règles de revenu passif en 2026 ; le seuil fédéral reste à 50 000 $, réduisant la limite de la DPE au-dessus de cela.
Hypothèque et Prêt : Comment la Compensation Impacte l’Approbation
Pourquoi la plupart des prêteurs préfèrent le salaire
Les prêteurs au Québec préfèrent presque toujours un revenu T4 stable à des fins de financement. Les salaires génèrent une documentation claire et prévisible que les souscripteurs hypothécaires comprennent facilement.
Les dividendes sont acceptables, mais nécessitent généralement :
• une histoire plus longue de paiements constants
• des états financiers d’entreprise solides
• un examen supplémentaire des bénéfices non répartis
Si l’achat d’une propriété ou le refinancement est une priorité, incorporer le salaire dans votre structure de compensation est presque toujours bénéfique.
Débloquer des Avantages : Programmes de Retraite, d’Invalidité et d’Assurance
Le salaire débloque l’accès à plusieurs programmes que les dividendes ne peuvent pas soutenir. Par exemple :
• Les prestations d’invalidité et de retraite du RQAP ne croissent que par le biais de cotisations basées sur le salaire (revenus maximaux pensionnables 2026 : 72 800 $)
• Le salaire permet la participation à des régimes à prestations définies tels qu’un Régime de Retraite Individuel
• La plupart des polices d’assurance invalidité utilisent le salaire, pas les dividendes, pour les calculs de couverture
• Certains avantages de style employeur peuvent être payés par l’entreprise uniquement lorsque le propriétaire est sur la paie
Les propriétaires s’appuyant uniquement sur les dividendes sous-estiment souvent la valeur de retraite à long terme perdue au fil du temps.

Comment Choisir le Bon Mélange pour Votre Entreprise Québécoise
Quand le Salaire Fonctionne Mieux
Le salaire a tendance à l’emporter lorsque le propriétaire :
• gagne environ cent mille dollars ou plus
• a besoin d’espace REER
• veut une forte protection de retraite RQAP
• prévoit d’acheter une propriété
• veut un revenu mensuel prévisible
• doit gérer les bénéfices non répartis pour limiter l’exposition au revenu passif
Quand les Dividendes Fonctionnent Mieux
Les dividendes ont tendance à l’emporter lorsque le propriétaire :
• veut moins de tâches administratives
• a des besoins de dépenses personnelles faibles
• a besoin de flexibilité dans le timing des paiements
• veut éviter les cotisations au RQAP
• utilise les dividendes pour distribuer efficacement le revenu passif
• préfère des paiements occasionnels plutôt que réguliers
L’Avantage d’une Stratégie Combinée de Salaire et de Dividendes
Les meilleures pratiques standard en gestion de patrimoine avancée soulignent qu’une structure de compensation mixte est généralement l’approche la plus efficace.
Plutôt que de choisir « tout ou rien », un modèle hybride vous permet de tirer parti des forces des deux systèmes tout en minimisant leurs faiblesses.
Mettre en Œuvre un Modèle de Compensation Équilibré
Payer un salaire suffisant pour :
• maximiser l’espace REER
• satisfaire aux exigences hypothécaires
• construire des cotisations RQAP pour la retraite
• gérer les niveaux de bénéfices de l’entreprise
• garder le revenu passif dans des limites qui préservent le taux des petites entreprises
Distribuer des retraits supplémentaires sous forme de dividendes pour :
• simplifier les distributions de fin d’année
• affiner les tranches d’imposition personnelles
• réduire les frais de paie
• extraire efficacement les liquidités excédentaires de l’entreprise
Cette approche équilibrée offre à la fois une efficacité fiscale et une flexibilité financière d’année en année.
Exemple Pratique : Un Professionnel Incorporé du Québec
Un consultant montréalais avec 200 000 $ de revenu net d’entreprise recherche un revenu personnel stable, une croissance REER, des impôts équilibrés et une approbation hypothécaire. L’entreprise détient des bénéfices non répartis significatifs.
Une structure optimisée pourrait typiquement inclure :
• un salaire suffisant pour maximiser l’espace de cotisation REER (par exemple, un salaire de 150 000 $)
• des distributions de dividendes contrôlées pour un flux de trésorerie supplémentaire
• un suivi des bénéfices non répartis pour éviter les pénalités de revenu passif
• des cotisations RQAP appropriées pour un soutien futur
Par exemple, à un niveau de revenu personnel de 150 000 $ en 2026, opter pour le salaire pourrait entraîner une charge fiscale globale d’environ 2 % inférieure par rapport aux dividendes, ce qui se traduit par des économies d’environ 3 000 $ (basé sur les taux de 2026, en supposant aucune cotisation REER et un revenu passif minimal). Cela s’aligne avec les conseils de plusieurs entreprises canadiennes de gestion de patrimoine pour les propriétaires d’entreprises québécois à revenu élevé.
Scénario Simple d’Économies Fiscales
Considérez l’extraction de 150 000 $ personnellement de votre entreprise en 2026 :
– Tout Salaire : Impôt combiné approximatif (personnel + cotisations) ~ 60 000 $, net ~ 90 000 $ après impôts, mais avec espace REER et avantages RQAP.
– Tous Dividendes : Impôt combiné approximatif (corporatif + personnel) ~ 63 000 $, net ~ 87 000 $, sans REER ni RQAP.
– Hybride : Économies de ~ 3 000 $ par rapport à tous les dividendes, plus avantages supplémentaires.
Étude de Cas : Succès d’un Client Anonymisé
Un consultant en TI basé au Québec avec 180 000 $ de revenu corporatif est passé de tous les dividendes à une stratégie hybride en 2025. En allouant 120 000 $ comme salaire, il a gagné 21 600 $ d’espace REER, amélioré ses avantages RQAP et économisé ~ 8 000 $ en impôts combinés pour les projections de 2026. Cela a également facilité une approbation hypothécaire plus fluide pour l’achat d’une maison.
Adapter Votre Mélange de Compensation et Revue Annuelle
Aucune formule universelle n’existe. La structure de compensation optimale dépend de :
• niveau de bénéfice de l’entreprise
• exigences de revenu personnel
• objectifs hypothécaires et de prêt
• préférences RQAP
• stratégie REER
• revenu d’investissement passif
• structure de revenu familial
• planification de la retraite à long terme (investissement corporatif vs REER vs régimes de pension)
Révisez votre stratégie de compensation annuellement, surtout lorsque le revenu fluctue ou que les objectifs personnels changent. Référez-vous à des sources officielles comme Revenu Québec ou ARC pour les dernières mises à jour.
FAQ
Q1 : En tant que professionnel incorporé au Québec, est-il préférable de me payer uniquement en salaire ou uniquement en dividendes ?
A1 : Pour la plupart des professionnels québécois à revenu élevé, un mélange de salaire et de dividendes est généralement le meilleur. Le salaire aide avec l’espace REER, les avantages RQAP et l’approbation hypothécaire, tandis que les dividendes peuvent fournir un flux de trésorerie flexible et fiscalement efficace à partir des bénéfices non répartis.
Q2 : À quel niveau de revenu le salaire devient-il généralement plus attrayant que les dividendes ?
A2 : De nombreux professionnels québécois constatent qu’une fois que le revenu total atteint environ 100 000 $ à 120 000 $, le salaire devient souvent plus efficace lorsque vous tenez compte du RQAP, de l’espace REER et des exigences de prêt. Le point de basculement exact dépend de vos bénéfices d’entreprise et de votre situation personnelle.
Q3 : Comment mon choix de compensation affecte-t-il ma capacité à obtenir une hypothèque au Québec ?
A3 : Les prêteurs préfèrent fortement un revenu salarial T4 constant car il est plus facile à documenter et à souscrire. Un revenu uniquement en dividendes est possible mais nécessite généralement plus d’années d’historique et des états financiers d’entreprise plus solides.
Q4 : Les dividendes m’aident-ils à construire des avantages REER ou RQAP ?
A4 : Non. Seul le salaire génère de l’espace de cotisation REER et des cotisations RQAP. Si les économies REER ou une protection de retraite et d’invalidité RQAP plus forte sont des priorités, vous avez généralement besoin d’un certain salaire.
Q5 : Comment le revenu d’investissement passif dans ma société affecte-t-il ma décision salaire vs. dividende ?
A5 : Un revenu passif significatif peut éroder la déduction pour petites entreprises au Québec. Payer un salaire peut réduire le revenu imposable de l’entreprise et aider à préserver le taux des petites entreprises, tandis que payer des dividendes retire des liquidités sans réduire le revenu imposable, ce qui peut accélérer la perte de ce taux inférieur.
Q6 : À quelle fréquence devrais-je revoir ma stratégie de compensation ?
A6 : Au moins annuellement, et chaque fois que votre revenu, vos bénéfices non répartis, vos besoins d’emprunt ou vos objectifs de retraite changent. Une révision annuelle aide à ajuster le mélange salaire-dividende à mesure que les règles fiscales et votre situation personnelle évoluent.
Q7 : Pouvez-vous m’aider à concevoir une stratégie de compensation personnalisée pour 2026 et au-delà ?
A7 : Oui. Une révision personnalisée de votre entreprise, de vos besoins en liquidités, de vos revenus passifs et de vos objectifs de retraite peut identifier la bonne combinaison de salaire et de dividendes pour votre situation.
Q8 : Que faire si je fais partie d’une famille avec plusieurs revenus ?
A8 : Une stratégie hybride peut optimiser le fractionnement des revenus. Par exemple, payer un salaire à un conjoint pour le REER/RQAP tout en utilisant des dividendes pour les membres de la famille à faible tranche peut réduire l’impôt global de la famille. Consultez pour des règles de fractionnement personnalisées.
Q9 : Que faire si je m’approche de la retraite ?
A9 : Priorisez le salaire pour maximiser le RQAP et le REER pour le pont de pension. Les dividendes peuvent ensuite réduire les bénéfices non répartis de manière fiscalement efficace dans des tranches inférieures après la retraite.
Besoin d’un Plan Personnalisé ?
La planification de la compensation est l’une des décisions les plus impactantes pour un propriétaire d’entreprise québécois. Planifiez une consultation si vous souhaitez une approche claire et personnalisée basée sur votre entreprise, vos besoins en liquidités et votre stratégie financière à long terme.
La première réunion est gratuite et disponible en anglais, français, russe et hébreu.
Téléphone : (514) 834-5558
Email : contact@bkfinancialservices.ca
Avertissement : Cet article est à des fins d’information uniquement et ne constitue pas un conseil financier ou fiscal professionnel. Les règles fiscales peuvent changer et les circonstances individuelles varient. Les informations sont à jour jusqu’en janvier 2026 et basées sur des données publiquement disponibles de Revenu Québec et de l’ARC. Consultez un conseiller financier qualifié ou un professionnel de la fiscalité pour adapter les stratégies à votre situation et garantir la conformité avec les lois en vigueur.




