La facture de la session d’automne est arrivée, et le REEE que vous alimentez depuis des années a enfin un rôle à jouer. Mais un REEE n’est pas un compte d’épargne ordinaire : vous ne pouvez pas simplement en retirer de l’argent chaque fois qu’un paiement est dû.
Lorsqu’un REEE sert à financer des études postsecondaires, les retraits se répartissent généralement en deux grandes catégories : les cotisations et les paiements d’aide aux études (PAE). Leur traitement fiscal, leurs limites et leur déclaration diffèrent. Une erreur dans la répartition au moment de faire la demande auprès du promoteur peut retarder un versement justement lorsque les frais de scolarité deviennent exigibles.
Ce guide explique ce que vous pouvez retirer dans les premières semaines de la rentrée, qui en paie l’impôt, où se situe le programme propre au Québec, et ce qui se passe si les projets de votre enfant changent.

Deux types d’argent dans un REEE
Lorsqu’un REEE sert à financer les études postsecondaires d’un bénéficiaire, les retraits se répartissent généralement en deux grandes catégories : le remboursement des cotisations et le paiement d’aide aux études (PAE). Cette distinction est importante, puisque le premier est généralement libre d’impôt, alors que le second est imposable entre les mains de l’étudiant et assujetti à des règles précises d’admissibilité et de versement.
Le remboursement des cotisations correspond à l’argent initialement versé dans le REEE. Comme les cotisations sont faites avec des sommes après impôt, elles peuvent généralement être retirées sans impôt. Selon les modalités du régime, le promoteur peut rembourser les cotisations au souscripteur ou les verser libre d’impôt au bénéficiaire. Lorsque les cotisations sont retirées pendant que le bénéficiaire est admissible à un PAE — c’est-à-dire pendant qu’il est inscrit à des études —, la plupart des promoteurs traitent la demande comme un retrait de cotisations aux fins d’études postsecondaires (EPS), et aucune subvention n’a alors à être remboursée.
En dehors d’une période d’études, la même demande est traitée différemment. Si les cotisations sont retirées alors qu’aucun bénéficiaire du régime n’est admissible à un PAE, cela peut entraîner le remboursement de la SCEE qui y est rattachée, et le bénéficiaire peut perdre l’accès à la SCEE additionnelle pour le reste de l’année civile et les deux suivantes — ce qui compte surtout quand un frère ou une sœur plus jeune, dans un régime familial, reçoit encore des subventions. Vérifiez auprès de votre promoteur avant de retirer des cotisations en dehors d’une période d’études.
Les paiements d’aide aux études (PAE) regroupent tout le reste : la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE), le Bon d’études canadien (BEC), les montants versés dans le cadre d’un programme provincial désigné — au Québec, cela inclut l’IQEE — ainsi que les revenus de placement accumulés dans le régime.
Comme le précise l’Agence du revenu du Canada (ARC), un PAE « comprend la subvention canadienne pour l’épargne-études, le bon d’études canadien, les montants versés dans le cadre d’un programme provincial désigné et les revenus de placement accumulés dans le REEE ».
| Remboursement des cotisations | Paiement d’aide aux études (PAE) | |
| Ce que ça comprend | L’argent versé par votre famille | SCEE, BEC, IQEE et croissance des placements |
| Qui le reçoit | Le souscripteur ou le bénéficiaire, selon les directives | L’étudiant (le bénéficiaire) |
| Qui paie l’impôt | Personne — argent déjà imposé | L’étudiant, dans sa propre déclaration |
| Où c’est déclaré | Non déclaré sur un T4A | Case 042 du T4A, déclaré à la ligne 13000 |
| Y a-t-il une limite | Non | Oui — 8 000 $ pendant les 13 premières semaines d’études à temps plein ; 4 000 $ par période de 13 semaines à temps partiel |
Comme le promoteur suit la provenance de chaque dollar, une demande de retrait doit préciser s’il s’agit de cotisations, d’un PAE, ou des deux — les familles ne peuvent pas mélanger les deux catégories sans le préciser.
Combien retirer pendant les 13 premières semaines
Il existe une limite, mais elle ne s’applique qu’au PAE — pas à l’argent versé par votre famille.
Pendant les 13 premières semaines consécutives d’études à temps plein, le PAE maximal qu’un étudiant peut recevoir est de 8 000 $. Pour des études à temps partiel dans un programme de formation déterminé, la limite est de 4 000 $ par période de 13 semaines.
Ces montants sont des maximums, et non des sommes auxquelles l’étudiant a automatiquement droit. Un PAE doit toujours être raisonnable compte tenu des études postsecondaires du bénéficiaire. Le promoteur est responsable d’évaluer le caractère raisonnable du montant demandé et peut demander des renseignements ou des pièces justificatives concernant les frais de scolarité, les livres, le logement, le transport ou d’autres dépenses liées aux études.
Ces montants ont été augmentés par rapport à 5 000 $ et 2 500 $ dans le budget fédéral de 2023, en vigueur depuis le 28 mars 2023. Après les 13 premières semaines d’inscription continue, il n’y a plus de plafond sur le montant de PAE pouvant être versé.
S’il s’est écoulé une période de 12 mois durant laquelle l’étudiant n’a pas été inscrit pendant 13 semaines consécutives, la limite de 8 000 $ s’applique de nouveau à la reprise des études. Dans des cas limités, une demande supérieure à 8 000 $ pour les 13 premières semaines peut être approuvée à titre exceptionnel par le ministre responsable.
Pour 2026, le seuil annuel établi par l’ARC pour les PAE est de 29 459 $. Il ne s’agit pas d’un plafond annuel légal de retrait, mais plutôt d’un seuil administratif. Sous ce montant, les promoteurs ne sont généralement pas tenus d’évaluer séparément le caractère raisonnable de chaque dépense lorsque les conditions du PAE sont respectées. Au-delà de ce seuil, le promoteur doit évaluer si les dépenses sont raisonnables et peut demander des documents supplémentaires. Les remboursements de cotisations ne sont pas assujettis à ce seuil applicable aux PAE.

Ce qui est reconnu comme des études
La période de 13 semaines commence seulement lorsque le programme lui-même est admissible — et c’est ce qui pose problème à plus de familles que les limites en dollars.
Les études à temps plein — un programme d’enseignement admissible selon les termes de l’ARC — signifient au moins trois semaines consécutives avec au moins 10 heures d’enseignement par semaine. Pour les études à temps partiel, soit un programme de formation déterminé, le bénéficiaire doit avoir au moins 16 ans. Le programme doit être de niveau postsecondaire, durer au moins trois semaines consécutives et exiger au moins 12 heures de cours par mois.
L’établissement doit être une université, un collège ou un autre établissement d’enseignement désigné au Canada — la définition couvre aussi les établissements certifiés par Emploi et Développement social Canada comme offrant des cours de formation professionnelle. Le cégep en fait partie : aux fins d’un REEE, le cégep est reconnu comme des études postsecondaires, ce qui est souvent la première question que se posent les parents québécois.
Pour les programmes suivis à l’extérieur du Canada, le minimum est de 13 semaines, ou de trois semaines consécutives pour les programmes de niveau universitaire.
Selon les modalités du REEE, un PAE peut encore être versé jusqu’à six mois après la fin de l’inscription du bénéficiaire, à condition que le paiement ait été admissible à titre de PAE immédiatement avant la fin de l’inscription.
La place de l’IQEE
Le programme propre au Québec ajoute une couche que la plupart des guides nationaux sur le REEE passent sous silence.
L’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) est administré par Revenu Québec, et non par l’ARC. Il s’agit d’un crédit d’impôt remboursable que Revenu Québec verse dans le régime au nom du souscripteur, par l’intermédiaire du fiduciaire du régime.
Au moment du retrait, l’IQEE n’apparaît pas comme une ligne distincte — il est intégré à la catégorie du PAE, aux côtés de la SCEE, du BEC et de la croissance des placements. Cela signifie qu’il compte dans les mêmes limites de 8 000 $ et 4 000 $, et qu’il est imposable entre les mains de l’étudiant comme le reste du PAE.
Le montant cumulatif maximal de PAE attribuable à l’IQEE qu’un bénéficiaire peut recevoir au cours de sa vie est de 3 600 $. Si ce plafond est dépassé, le bénéficiaire peut devoir payer un impôt spécial québécois sur l’excédent.
Les familles qui accumulent encore des cotisations et des subventions, plutôt que d’en être au stade des retraits, trouveront peut-être utile notre guide de stratégie SCEE et IQEE pour les familles québécoises.
Qui paie réellement l’impôt sur les retraits d’un REEE
C’est l’aspect qui surprend le plus les parents habitués à penser au REEE comme étant « leur » compte.
Le revenu de PAE est imposable entre les mains de l’étudiant, et non de la personne qui a versé l’argent. Le promoteur déclare le montant annuel du PAE dans la case 042 d’un feuillet T4A émis au nom de l’étudiant, et l’étudiant reporte ce montant à la ligne 13000 de sa propre déclaration.
Pour un résident du Québec, le PAE doit également être déclaré dans la déclaration québécoise. Au fédéral, le promoteur inscrit le PAE à la case 042 du T4A, et l’étudiant l’inclut à la ligne 13000. Au Québec, le PAE provenant d’un REEE est inscrit à la case O du relevé 1, sous le code RU, et doit être déclaré à la ligne 154 de la déclaration de revenus du Québec. Contrairement à certaines bourses d’études admissibles, les sommes reçues d’un REEE ne donnent pas droit à la déduction québécoise pour bourses d’études à la ligne 295.
Pour 2026, le montant personnel de base fédéral maximal est de 16 452 $, tandis que le montant personnel de base du Québec est de 18 952 $. Un étudiant ayant peu d’autres revenus peut donc payer peu ou pas d’impôt sur un PAE après la prise en compte des crédits personnels et des crédits pour frais de scolarité auxquels il a droit. Le résultat réel dépend toutefois de l’ensemble de ses revenus et de ses crédits pour l’année.
Les retraits de remboursement de cotisations n’entrent aucunement dans ce calcul, puisqu’ils n’ont jamais été imposés et n’apparaissent jamais sur un T4A.

L’ordre des retraits a de l’importance
L’ordre dans lequel on puise dans les deux catégories mérite d’être planifié plutôt que laissé au hasard. En règle générale, il est souvent logique d’utiliser le PAE pendant que l’étudiant est inscrit et que son revenu est encore faible, plutôt que de laisser les subventions et la croissance intactes « pour plus tard ». Attendre a un coût bien réel.
Le PAE ne peut être versé que pendant que l’étudiant est inscrit, plus la fenêtre de six mois suivant la fin de l’inscription. Si le régime finit par être fermé sans que ces montants aient été utilisés, la SCEE, le BEC et l’IQEE non utilisés doivent généralement être remboursés, et la croissance restante sort sous forme de paiement de revenu accumulé (PRA), imposé entre les mains du souscripteur — les conditions à ce sujet sont détaillées plus bas.
Il n’existe pas de proportion fixe qui convienne à toutes les familles, et personne ne peut promettre un montant précis économisé grâce à un ordre de retrait particulier. Ce qui reste vrai dans tous les cas, c’est la logique de base : utiliser la catégorie du PAE pendant que le taux d’imposition qui s’y applique est probablement faible.
Le bon ordre dépend des autres revenus de l’étudiant, du montant des subventions qui restent dans le régime et du nombre d’années d’études à venir — exactement le genre de chose qu’il vaut la peine de planifier avant la première demande de retrait, surtout si vous automatisez vos cotisations depuis des années et que le régime a pris de l’ampleur.

Si votre enfant ne poursuit pas d’études
Les projets changent, et un REEE est conçu pour s’y adapter — mais pas gratuitement.
Si un bénéficiaire ne s’inscrit jamais à des études, ou n’utilise pas tout l’argent du régime, les subventions gouvernementales qui n’ont jamais été versées sous forme de PAE — SCEE, BEC et IQEE — doivent généralement être retournées au gouvernement qui les a versées. Toute SCEE qui n’a jamais été versée sous forme de PAE doit être remboursée ; la SCEE qu’un enfant peut recevoir au cours de sa vie est plafonnée à 7 200 $, et la portion encore présente dans le régime est retournée.
La croissance des placements est traitée différemment, au moyen d’un paiement de revenu accumulé (PRA) versé au souscripteur, et non à l’étudiant. Un PRA devient possible dès que l’une des conditions suivantes est remplie, selon l’ARC :
- le paiement survient après l’année qui comprend le 9e anniversaire du régime, et chaque bénéficiaire a au moins 21 ans et n’est plus admissible à un PAE ;
- le paiement survient dans l’année qui comprend le 35e anniversaire du régime ;
- tous les bénéficiaires nommés sont décédés.
Pour un souscripteur québécois, un PRA peut entraîner une facture fiscale importante lorsqu’aucune stratégie de transfert admissible n’est disponible. Le paiement est inclus dans le revenu imposable ordinaire du souscripteur et est également assujetti à des impôts supplémentaires. Pour un résident du Québec, l’impôt fédéral supplémentaire sur le PRA est de 12 % et se calcule au moyen du formulaire T1172. Le Québec impose séparément un impôt spécial de 8 %, généralement calculé à l’aide du formulaire TP-1129.64-V. Ensemble, ces deux impôts représentent un taux supplémentaire combiné de 20 %, en plus de l’impôt fédéral et québécois ordinaire, sous réserve d’une réduction admissible grâce à un transfert.
Sous réserve des conditions de l’ARC, jusqu’à 50 000 $ de PRA au cours de la vie du souscripteur qui reçoit le paiement peuvent être compensés par une cotisation déductible à un REER admissible ou à certains régimes enregistrés connexes. Il faut disposer de droits de déduction REER suffisants, et la déduction doit être demandée pour l’année où le PRA est reçu afin de réduire l’impôt supplémentaire sur le PRA. Un transfert direct peut également être effectué au moyen du formulaire T1171 lorsque les conditions applicables sont respectées.
Une autre possibilité peut être le transfert vers un autre REEE. Un transfert peut souvent être effectué sans conséquence fiscale immédiate lorsque les deux régimes ont un bénéficiaire commun ou lorsque les bénéficiaires sont frère et sœur et que les conditions de l’ARC relatives à l’âge et au type de régime sont respectées. Dans d’autres situations, un transfert peut entraîner des cotisations excédentaires ou le remboursement de certaines subventions gouvernementales. Il est donc préférable de faire valider le transfert par les deux promoteurs avant de procéder.
Un REEE doit être fermé au plus tard à la fin de la 35e année suivant l’année de son ouverture (la 40e année pour un régime déterminé).
| Scénario | Cotisations | Subventions (SCEE / BEC / IQEE) | Croissance des placements |
| Poursuite des études | Retirées sans impôt, selon les besoins | Versées en PAE, imposables entre les mains de l’étudiant | Versée en PAE, imposable entre les mains de l’étudiant |
| Pause, puis retour aux études | Restent dans le régime, disponibles plus tard | Restent dans le régime, selon les règles d’inscription | Reste dans le régime, continue de croître |
| Aucune poursuite d’études | Retournées au souscripteur, libres d’impôt | SCEE, BEC et IQEE non utilisés remboursés au gouvernement (la SCEE à vie par enfant est plafonnée à 7 200 $) | Versée au souscripteur sous forme de PRA; imposable comme revenu ordinaire, plus un impôt supplémentaire combiné de 20 % au Québec (12 % fédéral + 8 % Québec) |
| Transféré au régime d’un frère ou d’une sœur | Restent dans le REEE qui reçoit les fonds, sous réserve des règles de transfert applicables | Peuvent demeurer dans le REEE qui reçoit les fonds, sous réserve des règles de transfert de l’ARC concernant les bénéficiaires, leur âge et le type de régime | Reste dans le REEE qui reçoit les fonds et continue de croître |
Formalités et délais
Avant de verser un PAE, le promoteur exige une preuve d’inscription de l’établissement scolaire. C’est ainsi que procèdent pratiquement tous les promoteurs, et c’est l’étape qui retarde le plus souvent une demande de retrait quand elle est laissée à la dernière semaine de la session.
À qui exactement les fonds sont versés, et combien de temps le traitement prend, dépend de votre promoteur — il n’existe pas de délai fédéral unique, alors mieux vaut vérifier directement auprès de votre promoteur plutôt que de présumer.
Avant d’envoyer votre demande :
- demandez à l’établissement une preuve d’inscription — c’est ce qui retarde le plus souvent un versement ;
- précisez au promoteur le montant exact qui relève du PAE et celui qui relève du remboursement de cotisations ;
- vérifiez si vous êtes encore dans les 13 premières semaines, où le PAE est plafonné à 8 000 $ ;
- demandez à votre promoteur combien de temps prend le traitement — le délai est fixé par le régime, et non par une règle fédérale.
Une courte discussion avant l’envoi de votre première demande de retrait — dans le cadre d’une planification des placements plus large — peut éviter la course contre la montre une fois les frais de scolarité exigibles.
2 cas réels : les retraits d’un REEE en action
Les exemples suivants sont inspirés de situations réelles de clients. Les noms et certains renseignements permettant de les identifier ont été modifiés afin de préserver leur confidentialité. Les résultats varient selon chaque situation.
Cas 1 : une étudiante au cégep, première session. Situation : la famille Tremblay avait un REEE pour sa fille, qui entamait sa première session dans un cégep de Montréal. Elle n’était pas certaine que le cégep soit admissible, ni du montant qu’elle pouvait retirer immédiatement pour les frais de scolarité, les livres et les frais de résidence.
Stratégie : Boris a confirmé que le cégep compte comme des études postsecondaires aux fins d’un REEE, puis a expliqué la limite de 8 000 $ de PAE pour les 13 premières semaines et a aidé la famille à distinguer ses cotisations de la portion PAE, de sorte que la demande envoyée au promoteur était exacte dès le départ.
Résultat : la famille a retiré assez d’argent pour couvrir la première session, avec une répartition correcte entre cotisations et PAE, et la preuve d’inscription était prête avant l’envoi de la demande — aucun aller-retour avec le promoteur n’a été nécessaire.
Cas 2 : une année sabbatique imprévue. Situation : le fils de la famille Lévesque a reporté son entrée à l’université après le secondaire pour travailler pendant un an. Son REEE contenait plusieurs années de SCEE et d’IQEE, et ses parents craignaient que les subventions soient tout simplement perdues.
Stratégie : Boris a expliqué la fenêtre de six mois pour le PAE, les règles d’inscription, et le fait que les subventions ne sont pas perdues dès que les études s’interrompent — elles ne sont remboursées que si elles ne sont jamais versées sous forme de PAE, et le régime lui-même peut rester ouvert pendant des années.
Résultat : la famille n’a pas touché au REEE pendant l’année sabbatique. Lorsque leur fils a commencé l’université à l’automne suivant, les subventions étaient toujours en place, et les retraits de PAE ont débuté normalement dès son inscription.
Foire aux questions
1. Puis-je faire un retrait d’un REEE si mon enfant ne poursuit pas d’études ?
Oui, mais les règles diffèrent selon le type d’argent. Vos propres cotisations vous reviennent libres d’impôt en tout temps — mais le moment compte : si elles sont retirées alors qu’aucun bénéficiaire n’est admissible à un PAE, cela peut entraîner le remboursement d’une partie de la SCEE qui y est rattachée, alors vérifiez d’abord auprès de votre promoteur.
Les subventions comme la SCEE, le BEC et l’IQEE doivent généralement être remboursées au gouvernement si elles ne sont jamais utilisées sous forme de PAE. La croissance des placements peut éventuellement être versée sous forme de paiement de revenu accumulé (PRA), assujetti à l’impôt ordinaire sur le revenu ainsi qu’à un impôt supplémentaire combiné de 20 % pour un résident du Québec (12 % fédéral et 8 % Québec), lorsque le régime respecte les conditions applicables au PRA.
2. Combien puis-je retirer d’un REEE à la fois ?
Vos propres cotisations n’ont aucune limite de retrait. Le PAE est plafonné à 8 000 $ pendant les 13 premières semaines consécutives d’études à temps plein (4 000 $ par période de 13 semaines pour les études à temps partiel) ; au-delà, il n’y a plus de limite sur le PAE tant que l’étudiant demeure inscrit.
3. L’étudiant paie-t-il l’impôt sur les retraits d’un REEE ?
L’étudiant paie l’impôt sur les montants de PAE, déclarés sur un T4A et inclus à la ligne 13000 de sa déclaration. Les retraits de remboursement de cotisations ne sont imposés ni pour l’étudiant ni pour personne d’autre, puisqu’ils proviennent d’argent déjà imposé.
4. Le cégep est-il reconnu aux fins de retrait d’un REEE ?
Oui, dans le cas normal. Les cégeps sont des établissements d’enseignement désignés aux fins d’un REEE, et un programme régulier à temps plein au cégep répond au critère de programme admissible — au moins trois semaines consécutives avec au moins 10 heures d’enseignement par semaine. Les cours de formation continue très courts ou comportant peu d’heures peuvent ne pas être admissibles.
5. Qu’arrive-t-il à l’IQEE lors d’un retrait d’un REEE ?
L’IQEE est versé dans le régime par Revenu Québec, et au moment du retrait, il est versé dans le cadre d’un PAE plutôt que sous forme de paiement distinct — il est donc plafonné et imposable entre les mains de l’étudiant comme le reste du PAE. S’il n’est jamais utilisé pour des études, l’IQEE encore présent dans le régime retourne à Revenu Québec, et non à la famille.
6. Quel est le seuil annuel des PAE en 2026?
Pour 2026, le seuil administratif annuel établi par l’ARC pour les PAE est de 29 459 $. Il ne s’agit pas d’un plafond absolu de retrait. Au-delà de ce seuil, le promoteur doit évaluer le caractère raisonnable des dépenses d’études et peut demander des pièces justificatives.
Avis important : cet article est fourni à titre d’information générale seulement et ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique personnalisé. Les règles, les limites et les montants relatifs au REEE sont établis par l’ARC, Revenu Québec et Emploi et Développement social Canada (EDSC), et peuvent être modifiés. Consultez un conseiller qualifié au sujet de votre situation particulière avant de prendre une décision de retrait.
Vous prévoyez retirer des fonds d’un REEE pour le cégep ou l’université?
Avant d’envoyer votre demande au promoteur, il peut être utile de déterminer quelle part retirer sous forme de PAE, quelle part prendre dans les cotisations et comment répartir les retraits afin de tenir compte de l’impôt, des subventions et des sommes à conserver pour les prochaines années d’études.
Boris Kolodner, MBA, planificateur financier et conseiller en sécurité financière autorisé, peut vous aider à établir une stratégie de retrait adaptée aux frais d’études de votre enfant, à ses revenus et au solde restant dans le REEE.
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