L’approche de la retraite change l’objectif : il ne s’agit plus d’accumuler de l’épargne, mais de la transformer en revenu durable. Une fois l’étape de l’épargne terminée, la tâche principale consiste à coordonner la RRQ, la PSV, le Supplément de revenu garanti (SRG), une pension d’employeur, les retraits du REER et du FERR, l’utilisation du CELI, le fractionnement du revenu de pension, l’impôt sur le revenu, ainsi que les risques liés à la longévité et à l’inflation.
Une pension mensuelle plus élevée n’est pas toujours le seul objectif. L’ordre et le moment choisis pour ces sources de revenu peuvent avoir une incidence importante sur l’impôt et sur le revenu net disponible. Chaque pension ou compte devrait donc être considéré comme une pièce d’un même plan, et non comme une décision isolée.
Ce guide explique comment les résidents du Québec peuvent coordonner leurs principales sources de revenu de retraite en 2026, afin de bâtir un revenu de retraite plus durable et mieux planifié sur le plan fiscal.

Choisir le bon moment pour toucher la RRQ en 2026
Au Québec, le Régime de rentes du Québec (RRQ) constitue un pilier important du revenu de retraite, mais à lui seul, il ne remplace généralement pas la totalité du revenu d’emploi. La RRQ est administrée par Retraite Québec et fonctionne séparément du Régime de pensions du Canada (RPC) utilisé dans le reste du pays, même si les deux régimes fonctionnent de façon similaire.
Pour les rentes qui commencent en 2026, la rente de retraite maximale de la RRQ est de 1 507,65 $ par mois à 65 ans. Le maximum est de 964,90 $ pour une rente qui débute à 60 ans, et de 2 394,15 $ pour une rente qui débute à 72 ans.
Il s’agit de montants maximaux, et non de montants typiques. La rente réelle dépend de l’historique de gains du cotisant, de ses cotisations, des périodes exclues du calcul et de l’âge auquel la rente débute.

Décider à quel âge commencer à toucher la RRQ
Commencer à toucher la RRQ avant 65 ans réduit de façon permanente la rente mensuelle indexée, alors que la retarder augmente le montant versé à vie. Un départ hâtif peut fournir les liquidités nécessaires ou déplacer le revenu vers des années où l’impôt est plus bas, mais il réduit aussi le revenu viager garanti disponible plus tard.
La décision devrait tenir compte de la santé, de l’espérance de vie, des projets d’emploi, de l’épargne disponible, des autres revenus de pension, de l’impôt et de la valeur d’une protection contre les risques de longévité et d’inflation.
La RRQ et le revenu imposable
Les prestations de la RRQ sont imposables. Si vous prévoyez déjà un revenu de pension important plus tard, commencer la RRQ tôt peut faire basculer plus de revenu — et plus d’impôt — vers des années où vous n’en avez peut-être pas besoin.
Comparer un départ hâtif, un départ standard (autour de 65 ans) et un départ retardé permet d’estimer le revenu viager et l’efficacité fiscale, et pas seulement le montant du premier dépôt mensuel.
| Moment du départ | Prestation mensuelle | Convient à |
| Départ hâtif (dès 60 ans) | Revenu mensuel plus faible | Ceux qui ont besoin de liquidités plus tôt |
| Autour de 65 ans | Prestation standard | Une approche équilibrée |
| Départ retardé (66 à 72 ans) | Revenu mensuel plus élevé | Ceux qui ont d’autres actifs et un horizon plus long |
Comment la PSV et le SRG influencent votre stratégie de retrait
La pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) est une pension fédérale imposable, distincte de la RRQ. L’admissibilité et le montant versé dépendent en partie de l’âge et du nombre d’années vécues au Canada après 18 ans.
Pour la période de juillet à septembre 2026, la pension maximale mensuelle de la PSV est :
- 751,97 $ pour les personnes âgées de 65 à 74 ans ;
- 827,17 $ pour les personnes âgées de 75 ans et plus.
Ces montants sont révisés chaque trimestre et peuvent augmenter selon les variations de l’indice des prix à la consommation. Une personne qui n’a pas vécu au Canada pendant la période requise pour recevoir la pleine pension peut recevoir un montant partiel.
Commencer la PSV à 65 ans ou la retarder
La PSV peut débuter à 65 ans ou être retardée jusqu’à 70 ans. Le montant augmente de 0,6 % pour chaque mois de retard, soit 7,2 % par année, jusqu’à une augmentation maximale de 36 % à 70 ans.
Retarder la PSV peut convenir à une personne qui possède d’autres actifs, prévoit une retraite longue et souhaite un revenu viager indexé plus élevé plus tard. Ce choix n’est généralement pas avantageux pour une personne admissible au Supplément de revenu garanti, puisque l’admissibilité au SRG exige de recevoir la PSV. Retarder la PSV retarderait normalement le SRG également.
Le Supplément de revenu garanti
Le SRG est une prestation non imposable, fondée sur le revenu, offerte aux bénéficiaires de la PSV à faible revenu qui y sont admissibles. Le montant dépend de l’état matrimonial et du revenu de l’année précédente.
Pour la période de juillet à septembre 2026 :
- une personne célibataire, divorcée ou veuve peut recevoir jusqu’à 1 123,17 $ par mois lorsque son revenu annuel, excluant la PSV, est inférieur à 22 800 $ ;
- une personne dont le conjoint reçoit la pleine pension de la PSV peut recevoir jusqu’à 676,09 $ par mois lorsque le revenu combiné du couple est inférieur à 30 096 $.
Des limites différentes s’appliquent lorsqu’un conjoint reçoit l’Allocation ou ne reçoit pas la PSV. Comme les montants et les seuils sont indexés, il convient toujours de vérifier les chiffres à jour avant de prendre une décision. Les montants officiels et les règles d’admissibilité sont publiés par le programme de la Sécurité de la vieillesse du gouvernement du Canada.
L’impôt de récupération de la PSV
La PSV est assujettie à un impôt de récupération lorsque le revenu net mondial individuel dépasse le seuil applicable. Pour les versements de juillet 2026 à juin 2027, le calcul est basé sur le revenu de 2025, et le seuil de récupération est de 93 454 $.
L’impôt de récupération correspond généralement à 15 % du revenu qui dépasse le seuil. Par exemple, des retraits supplémentaires du REER ou du FERR, un revenu d’emploi, un revenu de placement, la RRQ et les versements d’une pension d’employeur peuvent augmenter le montant assujetti à la récupération.

Pourquoi l’ordre des retraits est important
Les retraits du REER et du FERR sont imposables et peuvent réduire le SRG ou déclencher l’impôt de récupération de la PSV. Les retraits du CELI sont libres d’impôt et n’ont aucune incidence sur la PSV, le SRG ou les autres prestations fédérales fondées sur le revenu.
Cela ne signifie pas qu’un retraité devrait toujours préserver son REER et puiser d’abord dans son CELI. Une personne temporairement dans une tranche d’imposition basse peut avoir intérêt à effectuer des retraits planifiés de son REER avant que la RRQ, la PSV ou les retraits obligatoires du FERR ne commencent. Cette approche peut réduire le solde enregistré futur tout en préservant le CELI pour des dépenses ultérieures ou pour les années où il devient plus important de garder un faible revenu imposable.
Une projection du revenu de retraite devrait donc comparer :
- commencer la PSV à 65 ans plutôt que de la retarder ;
- la probabilité d’être admissible au SRG ;
- des retraits planifiés du REER avant 71 ans ;
- les retraits minimums futurs du FERR ;
- un éventuel impôt de récupération de la PSV ;
- l’utilisation des retraits du CELI pour des dépenses importantes ou irrégulières.
Pensions d’employeur et intégration avec la RRQ au Québec
Une pension d’employeur devrait être analysée conjointement avec la RRQ, la PSV, le REER, le CELI et les autres actifs de retraite. La première étape consiste à déterminer s’il s’agit d’un régime à prestations déterminées ou d’un régime à cotisations déterminées.
Un régime à prestations déterminées garantit généralement un revenu calculé selon une formule fondée sur le salaire et les années de service. Un régime à cotisations déterminées accumule les cotisations dans un compte, et le revenu de retraite qui en découle dépend du solde du compte, du rendement des placements, des frais et de l’option de revenu choisie à la retraite.
Renseignements à confirmer avant de choisir une date de retraite
Consultez le relevé du régime et obtenez des réponses aux questions suivantes :
- Quel est l’âge normal de retraite prévu par le régime ?
- Y a-t-il une réduction permanente en cas de départ hâtif ?
- La pension est-elle pleinement indexée, partiellement indexée ou non indexée ?
- Le régime prévoit-il une prestation temporaire ou de raccordement avant 65 ans ?
- Le versement mensuel diminue-t-il à 65 ans ?
- Le régime est-il intégré ou coordonné avec la RRQ ?
- Quel pourcentage de rente de survivant s’applique ?
- Le choix d’une rente de survivant plus élevée réduit-il la pension initiale du participant ?
- Des options de transfert ou de valeur de rachat sont-elles offertes ?
- Qu’advient-il des assurances soins de santé, soins dentaires ou vie après la retraite ?
L’intégration à la RRQ dans les régimes publics du Québec
Certains régimes d’employeurs québécois, en particulier plusieurs régimes du secteur public comme le RREGOP, sont intégrés à la RRQ. Dans ce cas, la pension d’employeur est réduite à partir d’environ 65 ans, selon les règles du régime.
Cette réduction peut s’appliquer même si le participant a commencé à toucher la RRQ avant 65 ans, ou choisit de la retarder au-delà de 65 ans. La date de début de la RRQ et la réduction de la pension d’employeur sont deux décisions distinctes. Une personne qui retarde sa RRQ devrait donc vérifier si la pension d’employeur diminuera quand même à 65 ans, ce qui pourrait créer un écart de revenu temporaire.
Ne présumez pas que le montant de pension indiqué à 60 ans restera inchangé à vie. Les projections de retraite devraient présenter la pension d’employeur séparément avant et après 65 ans, puis à nouveau pour l’année où la RRQ débute — la répartition complète par étapes est abordée plus loin dans ce guide.
Travailler après 65 ans : faut-il continuer à cotiser à la RRQ ?
Recevoir une rente de retraite de la RRQ n’empêche pas de continuer à travailler. Si le revenu d’emploi ou de travail autonome dépasse 3 500 $, les cotisations à la RRQ se poursuivent généralement et donnent droit à un supplément de rente de retraite.
Le supplément s’ajoute automatiquement à partir de l’année suivant les cotisations. Il est versé à vie et indexé. Le supplément annuel équivaut généralement à 0,66 % du revenu de travail sur lequel la personne a cotisé au cours de l’année précédente, sous réserve des plafonds de revenu applicables.
Choisir de cesser de cotiser
Un travailleur âgé d’au moins 65 ans mais de moins de 73 ans, et qui reçoit déjà une rente de retraite de la RRQ ou du RPC, peut choisir de cesser de cotiser.
Pour un salarié, ce choix se fait au moyen du formulaire RR-50-V, qui doit être remis à Revenu Québec et à l’employeur. Un formulaire distinct peut être requis pour chaque employeur.
Une personne travailleuse autonome fait ce choix au moyen de l’annexe U de sa déclaration de revenus du Québec, et peut revenir sur sa décision une année ultérieure.
Les cotisations à la RRQ cessent automatiquement le 1er janvier suivant le 72e anniversaire du travailleur.
Continuer ou cesser de cotiser ?
Continuer à cotiser peut être avantageux dans les cas suivants :
- le travailleur est salarié et l’employeur verse une cotisation équivalente ;
- une rente viagère indexée plus élevée est une priorité ;
- la personne prévoit une retraite longue ;
- les liquidités actuelles sont suffisantes.
Cesser de cotiser peut être envisagé dans les cas suivants :
- le revenu disponible immédiat est plus important ;
- la personne est travailleuse autonome et doit payer à la fois la part salariale et la part patronale ;
- des considérations de santé ou d’espérance de vie réduisent la valeur d’un futur supplément viager ;
- le travailleur dispose déjà d’un revenu de pension garanti suffisant.
La décision devrait comparer le coût actuel des cotisations avec le supplément viager indexé projeté, plutôt que de considérer la cotisation comme une simple retenue sur le salaire.
Élaborer une stratégie de revenu de pension
Une stratégie de revenu de pension consiste avant tout à gérer l’ordre dans lequel on puise dans ses comptes, et pas seulement leur solde. Beaucoup de retraités québécois disposent de plusieurs sources de revenu — RRQ, PSV, REER/FERR, CELI et pensions d’employeur — mais y puisent de façon inefficace, ce qui peut faire grimper l’impôt plus que nécessaire.
La bonne séquence de retrait dépend de facteurs comme une retraite hâtive, la présence d’une pension à prestations déterminées ou un écart de revenu entre conjoints.

Planifier la conversion du REER en FERR
Votre REER doit être converti en FERR ou en rente au plus tard à la fin de l’année de votre 71e anniversaire. Planifier des retraits du FERR avant que les minimums obligatoires ne s’appliquent peut prévenir une hausse d’impôt future, en répartissant le revenu imposable sur un plus grand nombre d’années.
Le fractionnement du revenu de pension au Québec
Le fractionnement admissible du revenu de pension permet à un conjoint ou conjoint de fait d’attribuer jusqu’à 50 % de son revenu de pension admissible à l’autre, à des fins fiscales. À l’échelle fédérale, certains versements de rente viagère provenant d’un régime de pension agréé peuvent être admissibles même si le pensionné a moins de 65 ans. Les versements provenant d’un FERR, d’un FRV ou d’une rente du REER sont généralement admissibles une fois que le conjoint cédant a 65 ans ou plus, sous réserve des règles applicables.
Le Québec applique un choix provincial distinct. En règle générale, le conjoint qui transfère le revenu de retraite doit avoir 65 ans ou plus à la fin de l’année, et l’annexe Q doit être remplie. Par conséquent, le montant transférable dans la déclaration québécoise peut différer du montant fractionné au fédéral.
Les versements de la RRQ et de la PSV ne sont pas admissibles aux choix habituels de fractionnement du revenu de pension, que ce soit au fédéral ou au Québec. Toutefois, les couples québécois admissibles peuvent demander un partage distinct de la rente de retraite de la RRQ auprès de Retraite Québec. Les deux conjoints doivent généralement avoir au moins 60 ans, et des conditions additionnelles s’appliquent. La rente est partagée selon la période pendant laquelle les conjoints ont vécu ensemble, et n’est donc pas nécessairement divisée également.
Comme le Québec restreint généralement les transferts de revenu de retraite avant 65 ans, certains couples utilisent un REER de conjoint pendant leurs années de travail pour aider à équilibrer le futur revenu de retraite imposable. Cette stratégie doit être planifiée à l’avance et tenir compte des règles d’attribution qui peuvent s’appliquer lorsqu’un retrait est effectué peu de temps après une cotisation.
Scénario illustratif : un professionnel qui approche de la retraite
L’exemple simplifié qui suit est fourni à des fins éducatives seulement. Il ne décrit pas un client réel, et tous les chiffres sont hypothétiques. Les résultats réels dépendent du rendement des placements, de l’inflation, des règles fiscales, des droits à pension, des frais, de l’espérance de vie et de la situation personnelle de chacun.
Un professionnel montréalais de 52 ans gagne environ 165 000 $ par année. Il détient :
- 115 000 $ dans un REER ;
- 32 000 $ dans un CELI ;
- aucune pension d’employeur à prestations déterminées ;
- environ 175 000 $ restant sur son hypothèque ;
- un âge de retraite visé de 65 ans.
Sa première préoccupation était d’avoir commencé à épargner trop tard. Or, l’enjeu le plus important était plutôt le manque de coordination entre ses dernières années de travail à revenu élevé et ses futures années de retrait.
Le processus de planification a comparé plusieurs éléments :
- réclamer des déductions REER plus importantes tant que son taux d’imposition marginal demeurait élevé ;
- diriger une partie des économies d’impôt qui en résultent vers son CELI et son hypothèque ;
- estimer le niveau de dépenses que son épargne devrait pouvoir soutenir ;
- comparer un début de la RRQ à 65, 70 et 72 ans ;
- estimer la PSV et un éventuel impôt de récupération ;
- envisager des retraits planifiés du REER pendant les années à revenu plus faible, avant le début des retraits obligatoires du FERR.
Plutôt que de maximiser le REER sans plan de retrait futur, la stratégie a établi un équilibre entre les cotisations au REER, l’épargne dans le CELI et le remboursement de la dette. La projection incluait aussi un décaissement contrôlé de l’épargne enregistrée pendant les années de retraite à revenu plus faible.
Le résultat n’a pas été une économie d’impôt garantie, mais un objectif de retraite plus clair, des sources de revenu futur plus diversifiées et une concentration projetée moins élevée des retraits imposables du FERR, selon les hypothèses retenues.
Bâtir un plan de revenu de retraite complet
Une stratégie de revenu de retraite devrait montrer comment le revenu évolue à chaque étape importante, plutôt que de présenter un seul montant annuel moyen. Le revenu moyen sur l’ensemble de la retraite est beaucoup moins utile qu’une projection année par année.
La projection devrait distinguer :
- les premières années suivant immédiatement la fin de l’emploi ;
- la période précédant le début de la RRQ ;
- la période précédant le début de la PSV ;
- l’année où prend fin une pension de raccordement d’employeur ;
- toute réduction de la pension d’employeur liée à l’intégration avec la RRQ ;
- l’année où débute la RRQ ;
- l’année où débute la PSV ;
- le début des retraits minimums obligatoires du FERR ;
- les années où le fractionnement du revenu de pension devient possible ;
- l’utilisation des retraits du CELI pour des dépenses importantes ou irrégulières.
Cette approche par étapes aide à repérer les écarts de revenu temporaires, les hausses d’impôt à venir, un éventuel impôt de récupération de la PSV, ainsi que les années où des retraits planifiés du REER pourraient être avantageux. Comme les résidents du Québec produisent une déclaration à la fois auprès de l’Agence du revenu du Canada (ARC) et de Revenu Québec, le revenu de retraite est imposé sous deux régimes — une raison de plus de planifier ses retraits en tenant compte des deux déclarations. Cela permet aussi de voir comment ces décisions s’inscrivent dans votre portrait financier global, y compris notre approche de la planification des placements pour les clients du Québec.
FAQ
1. La RRQ suffit-elle à financer la retraite au Québec ?
Pour la plupart des gens, la RRQ à elle seule ne remplacera pas la totalité du revenu d’emploi. Le revenu de retraite peut aussi provenir de la PSV, d’une pension d’employeur, de retraits du REER ou du FERR, de l’épargne dans un CELI et de placements non enregistrés.
2. À quel âge devrais-je commencer à toucher la RRQ ?
L’âge approprié dépend de la santé, de l’espérance de vie, des projets d’emploi, de l’épargne disponible, des autres revenus de pension et de l’importance accordée à une rente viagère indexée plus élevée.
3. Dois-je commencer la PSV à 65 ans ou la retarder ?
La PSV peut être retardée jusqu’à 70 ans en échange d’un montant mensuel plus élevé. La décision devrait tenir compte de l’espérance de vie, des autres revenus disponibles, de l’exposition fiscale et d’une éventuelle admissibilité au SRG.
4. À quel moment un REER doit-il être converti en FERR ?
Un REER doit être converti en FERR, utilisé pour acheter une rente admissible, ou retiré, au plus tard à la fin de l’année civile où son titulaire atteint 71 ans.
5. Comment les retraits du REER et du FERR influencent-ils l’impôt ?
Les retraits du REER et du FERR constituent un revenu imposable. Des retraits plus importants peuvent augmenter le taux d’imposition marginal, réduire des prestations fondées sur le revenu ou déclencher l’impôt de récupération de la PSV.
6. Le revenu de la RRQ peut-il être fractionné entre conjoints ?
La RRQ n’est pas admissible aux choix habituels de fractionnement du revenu de pension, ni au fédéral ni au Québec. Toutefois, les couples admissibles peuvent demander un partage distinct de la rente de retraite de la RRQ auprès de Retraite Québec.
7. Quels revenus de retraite peuvent être fractionnés à des fins fiscales ?
Selon l’âge et les règles fédérales et québécoises applicables, le revenu admissible peut inclure certaines pensions d’employeur, des versements du FERR ou du FRV, ainsi que certains revenus de rente admissibles. Les versements de la RRQ et de la PSV ne sont pas inclus dans les choix habituels de fractionnement du revenu de pension.
Vous êtes encore en train de bâtir votre épargne-retraite ?
Vous hésitez encore sur la meilleure façon de bâtir votre capital de retraite ? Si vous êtes encore à l’étape de l’épargne et que vous vous demandez où diriger chaque dollar, consultez notre guide qui compare les stratégies REER et CELI au Québec.
Avis important : Cet article est fourni à titre informatif et éducatif général seulement, et ne constitue pas un conseil financier, fiscal, en placement ou juridique personnalisé. Il repose sur les règles et les montants en vigueur au 27 juillet 2026, qui peuvent changer à mesure que les programmes, les plafonds de cotisation et la législation fiscale sont mis à jour. Toute stratégie devrait être évaluée à la lumière de votre situation financière personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque. Consultez un professionnel financier qualifié avant de prendre une décision.
Bâtissez une stratégie de revenu de retraite plus durable
Passez en revue comment la RRQ, la PSV, le SRG, les pensions d’employeur, les retraits du REER et du FERR, l’épargne dans un CELI et le fractionnement du revenu de pension s’articulent ensemble.
Boris Kolodner, MBA, planificateur financier et conseiller en sécurité financière autorisé, aide les résidents du Québec à comparer les dates de retraite, les options de début de pension, les séquences de retrait et le revenu net d’impôt projeté.
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