Revenus de placement au Québec : fiscalité et stratégies de planification (guide 2026)

Un survol pratique de la fiscalité des revenus de placement au Québec en 2026 : intérêts, dividendes, gains en capital, et pistes de planification avec le REER, le CELI et le CELIAPP.

Beaucoup d’investisseurs québécois ne réalisent l’impact réel de leur revenu de placement qu’au moment de produire leur déclaration, quand le résultat après impôt s’avère plus bas que prévu. C’est souvent le cas des retraités qui détiennent des CPG dans un compte non enregistré, des professionnels qui touchent plus d’intérêts imposables que prévu, ou des familles qui ne savaient pas qu’un revenu de placement supplémentaire pouvait influer sur le revenu net et certaines prestations.

Deux portefeuilles peuvent générer le même rendement et donner des résultats après impôt bien différents au Québec, selon le type de compte, la répartition des revenus et le moment choisi.

C’est pourquoi le revenu de placement au Québec doit être analysé au-delà du simple rendement affiché. Une approche pratique tient compte de votre taux d’imposition marginal, du type de compte, de vos besoins de liquidités et de vos objectifs futurs, pour mieux comprendre la part de votre rendement que vous pourrez réellement conserver.

Dans ce guide pratique 2026, nous décortiquons les impôts au Québec, expliquons comment les intérêts, les dividendes et les gains en capital sont imposés, et présentons comment la planification fiscale, le REER, le CELI, le CELIAPP et certaines stratégies de calendrier peuvent améliorer la planification du revenu net des particuliers, des familles et des propriétaires d’entreprise.

Investisseur québécois qui examine ses relevés de placement et ses documents de compte à la maison pendant la période des impôts

Comment le revenu de placement est imposé au Québec

Les résidents du Québec paient de l’impôt aux deux paliers, fédéral et provincial — administrés respectivement par l’Agence du revenu du Canada (ARC) et Revenu Québec — le revenu de placement doit donc toujours être évalué de façon combinée. Pour les investisseurs à revenu élevé, le coût fiscal sur un revenu pleinement imposable peut être important, d’où l’intérêt d’une planification fiscalement efficace. Les taux d’imposition peuvent changer, et l’impact exact dépend de votre revenu, de vos déductions et des règles en vigueur pour l’année visée.

Le revenu d’intérêt est généralement le type de revenu de placement le moins avantageux sur le plan fiscal, car il est inclus à 100 % dans le revenu. Les dividendes déterminés et les gains en capital bénéficient souvent d’un traitement plus favorable, mais l’avantage réel dépend de votre tranche d’imposition et de la source du rendement.

Les revenus d’intérêts doivent généralement être déclarés même si aucun feuillet T5 n’est produit parce que le montant est inférieur à 50 $. Pour certains placements à échéance de plusieurs années, les intérêts peuvent également devoir être déclarés chaque année à mesure qu’ils s’accumulent, plutôt que seulement à l’échéance. Dans le cas d’un compte conjoint, chaque titulaire déclare généralement la portion des intérêts correspondant aux fonds qu’il a réellement versés dans le compte.

Le taux d’imposition marginal

Votre taux marginal s’applique à chaque dollar supplémentaire de revenu de placement imposable. Si vous vous situez dans une tranche d’imposition élevée, détenir davantage de placements générateurs d’intérêts dans des comptes enregistrés peut faire une différence importante. En 2026, le taux marginal combiné maximal au Québec sur le revenu ordinaire est d’environ 53,31 %. Pour un investisseur qui se trouve déjà dans la tranche d’imposition la plus élevée, le taux marginal effectif applicable à un gain en capital est d’environ 26,65 %, puisque seulement 50 % du gain est généralement inclus dans le revenu imposable selon les règles actuelles.

Le rendement après impôt

Ce qui compte, c’est le rendement qu’il vous reste après impôt, pas le taux affiché. Un CPG à 5 % et un placement versant un dividende de 5 % ne donnent pas le même revenu net au Québec une fois l’impôt payé.

Type de revenu de placement Traitement fiscal général au Québec Note de planification de base
Intérêts Imposables à 100 % Souvent plus avantageux dans un compte enregistré
Dividendes déterminés Majoration et crédit d’impôt pour dividendes Souvent plus avantageux que les intérêts
Gains en capital Selon les règles actuelles, 50 % du gain réalisé est imposable L’impôt est généralement déclenché lorsque le gain est réalisé

Comment les dividendes sont imposés au Québec

Le revenu de dividendes peut être intéressant pour les investisseurs québécois, car il n’est pas imposé de la même façon que les intérêts. Les dividendes canadiens sont majorés aux fins fiscales, puis partiellement compensés par les crédits d’impôt pour dividendes fédéral et québécois.

Les dividendes déterminés versés par des sociétés canadiennes peuvent être imposés plus avantageusement que les intérêts d’obligations, selon votre situation fiscale et les calculs applicables. Les dividendes augmentent tout de même le revenu imposable et peuvent avoir un effet sur les prestations, les crédits et les récupérations.

Infographie comparant l'imposition des intérêts, des dividendes déterminés et des gains en capital pour les investisseurs québécois

Les dividendes déterminés

Les dividendes déterminés sont des dividendes imposables versés par des sociétés canadiennes et expressément désignés comme « déterminés » par la société conformément aux règles fiscales. Ils offrent souvent le traitement fiscal le plus avantageux applicable aux dividendes reçus par un investisseur particulier. Ils offrent souvent le traitement fiscal le plus avantageux pour les investisseurs particuliers.

Les dividendes non déterminés

Les dividendes non déterminés proviennent habituellement de petites sociétés privées. Ils donnent tout de même droit à des crédits d’impôt, mais dans une moindre mesure que les dividendes déterminés.

Une erreur fréquente consiste à ne regarder que l’argent reçu, sans tenir compte de l’impact fiscal global. Il est important de vérifier si le revenu de dividendes risque de réduire des prestations calculées selon le revenu, ou d’augmenter le risque de récupération de la Sécurité de la vieillesse à la retraite.

Dividendes étrangers

Les dividendes étrangers ne donnent pas droit au crédit d’impôt canadien pour dividendes et sont généralement déclarés comme revenus de placement étrangers, en dollars canadiens. Si un impôt étranger a été retenu à la source, vous pourriez avoir droit à un crédit pour impôt étranger, selon le pays concerné, la convention fiscale applicable et votre situation personnelle.

Gains en capital et planification fiscale au Québec

Les gains en capital peuvent être l’une des formes de revenu de placement non enregistré les plus avantageuses sur le plan fiscal, selon la situation. Selon les règles actuelles, 50 % d’un gain en capital est généralement inclus dans le revenu imposable. Le gain est habituellement déclaré lorsque le placement est vendu ou qu’il est réputé avoir fait l’objet d’une disposition en vertu des règles fiscales. Certains fonds communs de placement peuvent également attribuer des gains en capital imposables même si l’investisseur n’a pas vendu ses parts. Ces règles d’inclusion sont établies par la législation fédérale et peuvent être modifiées dans de futurs budgets; il est donc prudent de les vérifier périodiquement.

Ce report est important, car il donne aux investisseurs plus de contrôle sur le moment où le revenu imposable apparaît. Dans les bonnes circonstances, cela peut faciliter la coordination avec la retraite, le revenu d’entreprise ou une année aux revenus plus faibles.

Les gains réalisés

Un gain en capital survient généralement lorsque vous vendez, ou êtes réputé avoir vendu, un placement pour un montant supérieur à son prix de base rajusté, en tenant compte des frais d’acquisition admissibles et des dépenses engagées pour le vendre. Il est essentiel de conserver des dossiers précis sur les achats, les distributions réinvesties, les commissions et les autres ajustements du prix de base, particulièrement lorsque vous achetez le même titre à différents moments.

Les pertes en capital

Les pertes en capital servent généralement à réduire les gains en capital, et non le revenu d’emploi, les revenus d’intérêts ou les autres revenus ordinaires. Une perte en capital nette peut normalement être reportée aux trois années d’imposition précédentes ou reportée indéfiniment aux années futures afin de réduire des gains en capital imposables. L’utilisation des pertes doit toutefois être examinée attentivement, puisque des règles particulières s’appliquent à certains biens et à certaines opérations.

Enjeu de planification des gains en capital Pourquoi c’est important Action pratique
Moment de la vente Détermine l’année d’imposition Vendre pendant une année à revenu plus faible, si possible
Prix de base rajusté Influence le gain déclaré Conserver des registres détaillés des transactions
Réalisation de pertes à des fins fiscales Peut compenser des gains Réviser le portefeuille non enregistré avant la fin de l’année

Attention à la règle sur les pertes apparentes : la réalisation de pertes à des fins fiscales doit être planifiée avec soin. Une perte peut être refusée si vous, ou une personne qui vous est affiliée, achetez le même placement ou un placement identique au cours de la période qui commence 30 jours avant la vente et se termine 30 jours après celle-ci, et que ce placement est toujours détenu à la fin de cette période.

Erreurs fiscales fréquentes des investisseurs québécois avec les comptes non enregistrés

Une bonne partie de l’érosion du rendement causée par l’impôt ne vient pas de mauvais placements. Elle découle souvent de choix évitables liés au type de compte utilisé ou au moment où certaines opérations sont effectuées. Elle vient souvent d’erreurs évitables de choix de compte et de moment.

Trop de CPG ou d’obligations dans des comptes imposables

Beaucoup d’investisseurs québécois conservent des CPG, des obligations ou de l’épargne à intérêt élevé dans des comptes non enregistrés, sans vérifier si le REER ou le CELI serait plus avantageux. Comme les intérêts sont généralement imposables en totalité, cela peut exercer une pression inutile sur le revenu net.

Négliger le suivi du prix de base rajusté

Si vous achetez le même placement à plusieurs reprises, le suivi du prix de base rajusté devient important. Sans bons registres, il est plus facile de mal déclarer un gain ou une perte au moment de la vente.

Vendre tard dans l’année sans estimer l’impact fiscal

Une vente de fin d’année peut régler un problème et en créer un autre. Réaliser des gains tard dans l’année sans en estimer l’effet fiscal peut faire grimper le revenu imposable plus que prévu.

Se concentrer sur le rendement plutôt que sur le revenu net après impôt

Un rendement plus élevé ne donne pas toujours un meilleur résultat. Ce qui compte, c’est ce qu’il vous reste après les impôts québécois, pas seulement le revenu affiché sur le relevé.

Ne pas vérifier l’effet sur les prestations et les montants calculés selon le revenu

Le revenu de placement peut avoir un effet sur la Sécurité de la vieillesse, les prestations familiales et d’autres montants calculés selon le revenu, selon votre situation. C’est particulièrement important pour les retraités, les familles et les travailleurs autonomes qui gèrent un revenu variable.

Rencontre de planification financière au Québec : un conseiller et ses clients examinent les flux de trésorerie après impôt de placements non enregistrés

Déduction des frais de placement au Québec

Certains frais financiers, honoraires de conseils en placement et intérêts payés sur des sommes empruntées dans le but de gagner un revenu provenant de placements non enregistrés peuvent être déductibles, sous réserve des règles fédérales et québécoises applicables. En revanche, les frais de gestion et les coûts d’emprunt liés à un REER, à un CELI ou à un CELIAPP ne sont généralement pas déductibles. Les commissions sur les opérations de placement sont habituellement ajoutées au prix de base rajusté ou traitées comme des frais de disposition, plutôt que déduites comme frais annuels de placement.

Le REER pour optimiser la fiscalité du revenu de placement au Québec

L’une des façons les plus simples d’améliorer l’efficacité fiscale de vos placements au Québec est de choisir judicieusement le type de compte dans lequel ils sont détenus. Dans un REER, l’imposition du rendement des placements est reportée tant que les fonds demeurent dans le régime, ce qui peut être particulièrement avantageux pour les actifs générateurs d’intérêts comme les CPG, les obligations et les produits d’épargne à intérêt élevé.

Une cotisation au REER peut créer une déduction qui réduit le revenu imposable de l’année en cours, selon vos droits de cotisation et votre situation fiscale. Pour les professionnels, les travailleurs autonomes et les familles dans des tranches d’imposition plus élevées, cela peut soutenir à la fois une économie d’impôt immédiate et une planification de retraite à long terme.

L’emplacement des actifs

Les placements générateurs d’intérêts sont souvent envisagés pour les comptes enregistrés, puisque les intérêts sont entièrement imposables lorsqu’ils sont détenus dans un compte non enregistré. Toutefois, le choix du compte ne devrait pas reposer uniquement sur le traitement fiscal. Le rendement prévu, les droits de cotisation disponibles, les besoins de liquidités, les retenues d’impôt étrangères, le niveau de risque du portefeuille et la stratégie de retrait future doivent tous être pris en compte avant de déterminer où détenir chaque placement.

La planification des retraits

Les retraits du REER sont entièrement imposables, le compte doit donc être analysé dans le cadre d’un plan de revenu de retraite plus large. L’objectif n’est pas seulement d’économiser de l’impôt aujourd’hui, mais de gérer l’imposition sur l’ensemble d’une vie.

Planification fiscale et financière du revenu de placement au Québec

La planification fiscale du revenu de placement est plus efficace lorsqu’elle s’intègre à un plan financier complet, incluant le revenu d’emploi, la stratégie hypothécaire, les revenus d’entreprise, les besoins de la famille et l’échéancier de la retraite.

Pour les résidents du Québec, c’est particulièrement pertinent, car les taux d’imposition combinés fédéral et provincial peuvent être élevés, et de nombreux crédits, déductions et prestations gouvernementales — administrés à la fois par l’ARC et Revenu Québec — interagissent avec le revenu de placement. Une décision qui semble bonne isolément peut s’avérer moins efficace une fois l’ensemble du portrait pris en compte.

La gestion du revenu net

Un revenu déclaré plus élevé peut avoir un effet sur le crédit fédéral pour la TPS/TVH, le crédit d’impôt pour solidarité du Québec, les prestations familiales québécoises, la Sécurité de la vieillesse et d’autres montants calculés selon le revenu. Coordonner le revenu de placement avec les déductions peut aider à réduire ces effets secondaires.

Une perte en capital nette reportée d’une année antérieure peut réduire le revenu imposable sans nécessairement réduire le revenu net utilisé pour calculer certaines prestations et certains crédits. Par conséquent, l’application d’une ancienne perte en capital peut réduire l’impôt à payer sans pour autant annuler l’impôt de récupération de la Sécurité de la vieillesse ni rétablir une autre prestation fondée sur le revenu.

La combinaison de comptes enregistrés

Utiliser stratégiquement le REER, le CELI et, dans certains cas, le CELIAPP peut offrir davantage de souplesse grâce à leurs caractéristiques différentes : déductions fiscales, retraits non imposables et choix du moment des retraits. Pour de nombreux investisseurs québécois, une séquence souvent envisagée consiste à constituer d’abord un fonds d’urgence, à utiliser le CELIAPP lorsqu’on est admissible comme acheteur d’une première propriété, à privilégier les cotisations au REER durant les années où le revenu est élevé, à utiliser le CELI pour une croissance et des retraits flexibles à l’abri de l’impôt, puis à tenir compte de la fiscalité dans la répartition des placements entre comptes enregistrés et non enregistrés.

Les retraits d’un REER sont généralement imposables et peuvent avoir un effet sur les prestations calculées selon le revenu. Les revenus et les retraits d’un CELI sont généralement non imposables et n’ont pas d’incidence sur certaines prestations et certains crédits fédéraux fondés sur le revenu, notamment la Sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti et l’Allocation canadienne pour enfants. Les retraits d’un CELIAPP sont libres d’impôt uniquement lorsqu’ils respectent les conditions applicables à un retrait admissible.

REER, CELI ou CELIAPP : comment investir de façon fiscalement avantageuse au Québec

Pour bien des résidents du Québec, la plus grande question de planification n’est pas seulement où investir, mais aussi dans quel type de compte le faire.

Infographie comparant le REER, le CELI et le CELIAPP pour un investissement fiscalement avantageux au Québec

Quand le REER peut être avantageux

Le REER peut être plus utile pour les résidents du Québec à revenu élevé qui souhaitent obtenir une déduction fiscale immédiate et qui bâtissent une stratégie de retraite à long terme. Il peut être particulièrement pertinent lorsque votre taux d’imposition actuel est plus élevé que celui prévu à la retraite, bien que cela doive être analysé attentivement.

Quand le CELI peut être préférable

Le CELI peut être mieux adapté lorsque la flexibilité compte davantage. Les retraits sont généralement libres d’impôt, ce qui peut faciliter l’accès à des fonds d’urgence, des objectifs à moyen terme, ou une planification du revenu de retraite où l’on souhaite éviter d’augmenter le revenu imposable.

La place du CELIAPP

Pour les acheteurs d’une première propriété admissibles, le CELIAPP peut être un outil particulièrement intéressant, puisqu’il combine une déduction fiscale sur les cotisations avec des retraits admissibles libres d’impôt pour l’achat d’une propriété. La limite annuelle de cotisation est de 8 000 $, jusqu’à concurrence d’un plafond à vie de 40 000 $. Il peut jouer un rôle à la fois dans la croissance des placements et dans la planification fiscale, notamment pour les jeunes professionnels et les nouveaux arrivants qui prévoient acheter une première propriété au Québec. Les règles d’admissibilité et de retrait devraient toujours être vérifiées pour l’année visée.

Liste de vérification fiscale de fin d’année pour les investisseurs québécois

Avant le 31 décembre, pensez à vérifier :

  • votre portefeuille non enregistré afin de repérer d’éventuelles possibilités de réaliser des pertes à des fins fiscales;
  • les ventes de placements prévues et leur effet potentiel sur votre revenu imposable;
  • vos droits de cotisation au REER et au CELI pour l’année;
  • si des revenus de placement supplémentaires pourraient avoir un effet sur certaines prestations ou certains crédits;
  • vos dossiers de prix de base rajusté pour les titres achetés ou vendus fréquemment.

Une courte révision avant la fin de l’année peut aider à éviter des factures fiscales inattendues et à améliorer le rendement après impôt.

La vraie décision : revenu actuel, tranche d’imposition future et moment

Le meilleur choix de compte dépend de votre revenu actuel, de votre tranche d’imposition future prévue et du moment où vous prévoyez retirer l’argent. Dans certains cas, la bonne réponse n’est pas REER contre CELI contre CELIAPP, mais bien la bonne combinaison des trois.

Se méfier des conseils universels

La structure de comptes la plus avantageuse sur le plan fiscal dépend de chaque situation et devrait être revue avec un professionnel. Une famille de Laval, un consultant autonome de Montréal et un nouvel arrivant qui épargne en vue de l’achat d’une première propriété peuvent avoir des priorités très différentes.

2 cas réels : la planification fiscale du revenu de placement en action

Cas 1 : un retraité avec un revenu d’intérêt élevé

Un retraité québécois a consulté Boris alors que la majorité de son épargne était investie dans des CPG détenus dans un compte non enregistré. Les intérêts étaient entièrement imposables et exerçaient une pression croissante sur son revenu net ainsi que sur la planification de certaines prestations. Avec Boris, le client a passé en revue ses droits de cotisation aux comptes enregistrés et a progressivement réorganisé une partie de ses placements à revenu fixe à mesure que les placements arrivaient à échéance. Toute vente ou cotisation en nature provenant du compte non enregistré a été évaluée afin d’en déterminer les conséquences possibles sur les gains en capital avant que les actifs soient placés dans des comptes enregistrés. Dans ce cas, les changements ont permis d’obtenir une meilleure visibilité du flux de trésorerie après impôt et davantage de souplesse pour la planification à venir.

Cas 2 : un professionnel incorporé qui se verse des dividendes

Un propriétaire de petite entreprise du Québec avait besoin d’aide pour coordonner les dividendes de sa société, son revenu de placement personnel et sa planification de retraite. En travaillant avec Boris, nous avons révisé la combinaison de salaire, de dividendes, de droits de cotisation au REER et de stratégie de placement non enregistré. Cette révision structurée a permis de réduire un fardeau fiscal évitable et a donné au client un cadre plus clair pour l’épargne-retraite et la gestion des flux de trésorerie.

Le revenu de placement gagné à l’intérieur d’une société est assujetti à un régime fiscal différent de celui qui s’applique au revenu de placement personnel. Les professionnels incorporés et les propriétaires d’entreprise devraient donc coordonner leurs décisions de placement personnelles et corporatives avec leur comptable et leur planificateur financier.

Ces exemples sont des versions simplifiées de situations réelles de clients. Certains détails ont été modifiés afin de préserver la confidentialité. Les résultats varient selon chaque situation.

FAQ

1. Comment les revenus d’intérêts sont-ils imposés au Québec?

Les revenus d’intérêts sont généralement imposables à 100 % à votre taux marginal, ce qui en fait l’une des formes de revenu de placement les moins avantageuses sur le plan fiscal. L’impact exact dépend de votre revenu total et des règles applicables pour l’année.

2. Les dividendes sont-ils plus avantageux que les intérêts pour l’impôt au Québec ?

Souvent oui, surtout pour les dividendes déterminés canadiens, car les crédits d’impôt pour dividendes peuvent réduire le taux d’imposition effectif par rapport aux intérêts. Le résultat dépend toutefois de votre situation fiscale globale et de l’effet qu’un revenu imposable plus élevé peut avoir sur vos crédits ou prestations.

3. Pourquoi les gains en capital sont-ils avantageux sur le plan fiscal au Québec ?

Selon les règles actuelles, seulement 50 % d’un gain en capital est généralement inclus dans le revenu imposable. Le gain est habituellement déclaré lorsque le placement est vendu ou réputé avoir fait l’objet d’une disposition, ce qui peut donner à l’investisseur davantage de contrôle sur le moment où le revenu imposable est constaté.

4. Devrais-je détenir des obligations dans un REER ou un CELI ?

Dans bien des cas, les actifs générateurs d’intérêt peu avantageux sur le plan fiscal sont mieux placés dans des comptes enregistrés, mais le meilleur choix dépend de votre revenu, de votre horizon de placement et de votre plan de retrait. La combinaison de vos comptes devrait être analysée dans le cadre de votre portrait financier global.

5. Le revenu de placement peut-il avoir un effet sur les prestations gouvernementales ?

Oui. Un revenu imposable plus élevé peut réduire certains crédits ou déclencher des récupérations, surtout à la retraite. L’effet dépend du type de revenu, de votre revenu total déclaré et des règles applicables.

6. Dois-je déclarer des revenus d’intérêts de moins de 50 $ au Québec?

Oui. Même si aucun feuillet T5 n’est produit lorsque le montant est inférieur à 50 $, les revenus d’intérêts doivent généralement quand même être déclarés.

7. Les dividendes étrangers sont-ils imposés différemment au Québec?

Oui. Les dividendes étrangers ne donnent pas droit au crédit d’impôt canadien pour dividendes et sont généralement déclarés comme revenus de placement étrangers. Lorsqu’un impôt étranger a été retenu à la source, un crédit pour impôt étranger peut être disponible selon la situation.

8. Puis-je transférer des placements d’un compte non enregistré vers un CELI ou un CELIAPP sans conséquence fiscale?

Une cotisation en nature est généralement considérée comme une disposition à la juste valeur marchande. Un gain en capital peut donc devenir imposable, tandis qu’une perte résultante peut être refusée dans certaines situations impliquant le transfert vers un compte enregistré.

9. Une perte en capital peut-elle réduire la récupération de ma Sécurité de la vieillesse?

Pas nécessairement. Une perte en capital nette reportée d’une année antérieure peut réduire le revenu imposable sans réduire le revenu net utilisé pour calculer certaines prestations et certains impôts de récupération.

Avis important : Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un conseil personnalisé en matière de finances, de fiscalité, de droit, d’hypothèque ou de placement. Les taux d’imposition, les crédits, les règles d’inclusion et les programmes gouvernementaux peuvent changer. Les règles québécoises et fédérales devraient être vérifiées pour l’année visée. Avant de prendre des décisions financières importantes, révisez votre situation avec un professionnel qualifié.

Prêt à revoir votre stratégie de revenu de placement au Québec ?

Si vous souhaitez mieux comprendre vos rendements après impôt, réduire l’érosion fiscale de vos rendements ou bâtir une stratégie plus claire pour votre REER, votre CELI et votre CELIAPP, BK Financial peut vous aider à examiner vos options.

Boris Kolodner, MBA, planificateur financier et conseiller en sécurité financière autorisé, travaille avec des résidents du Québec, des familles, des professionnels, des nouveaux arrivants et des travailleurs autonomes qui souhaitent des conseils pratiques sur la planification fiscale du revenu de placement, la planification de la retraite et la stratégie de revenu net.

Consultation gratuite :

Téléphone : +1-514-834-5558

Courriel : contact@bkfinancialservices.ca

Site : bkfinancialservices.ca

Réservez votre consultation gratuite dès aujourd’hui — offerte en anglais, en français, en russe et en hébreu

Contactez-nous

Articles connexes

Une femme agee et sa fille adulte examinent des documents, une rue de Montreal visible par la fenetre

Planification successorale au Québec : testament, liquidateur et impôt au décès

Temps de lecture : 25:50 min

Au Canada, il n’existe pas d’impôt sur l’héritage — ni au Québec, ni ailleurs au pays. Si quelqu’un vous laisse de l’argent ou des biens, vous ne payez pas d’impôt…

Voir le message
Un couple assis parmi les boites de demenagement lit une lettre dans un logement lumineux

Premier achat au Québec : le coût réel en 2026

Temps de lecture : 24:39 min

Vous avez économisé pour la mise de fonds. Vous avez obtenu une préapprobation. Vous avez signé l’acte de vente. Pour bien des premiers acheteurs au Québec, ça ressemble à la…

Voir le message
Un couple compare deux offres de renouvellement hypothecaire a la table de la cuisine a Montreal

Renouvellement hypothécaire au Québec : taux, changement de prêteur et règles 2026

Temps de lecture : 20:13 min

Un survol pratique de ce qui change vraiment lors du renouvellement hypothécaire au Québec en 2026 : les règles de divulgation du prêteur et l’assouplissement du test de résistance pour les…

Voir le message